Pourquoi l’épaule se luxe-t-elle ?
Une première luxation peut léser le labrum, la capsule et parfois l’os de la glène ou de la tête humérale. Le risque de récidive dépend notamment de l’âge, du sport, de l’hyperlaxité et de l’importance des lésions osseuses.
Réparation capsulo-labrale ou Latarjet ?
Ces deux techniques répondent à des situations différentes. Le choix s’appuie sur l’histoire clinique, l’examen, le scanner et les exigences sportives ou professionnelles.
Pour les confrères
Latarjet entièrement arthroscopique
Le Dr Lallemand réalise l’intervention selon la technique arthroscopique décrite par Laurent Lafosse. Le transfert coracoïdien est préparé et positionné sous contrôle arthroscopique. L’indication repose notamment sur l’analyse de la perte osseuse glénoïdienne, de la lésion humérale et du profil de récidive.
Chirurgie de reprise et reconstruction osseuse
Une récidive après une première stabilisation nécessite de comprendre précisément la cause de l’échec : nouvelle lésion capsulo-labrale, greffon non consolidé ou mal positionné, perte osseuse persistante ou lésions associées.
Le bilan repose notamment sur un scanner avec analyse de la glène, de la tête humérale et de l’intervention précédente. Lorsqu’une reconstruction osseuse est nécessaire, une autogreffe — prélevée chez le patient — ou une allogreffe — provenant d’un greffon de banque — peut être proposée selon le défaut osseux, les tissus disponibles et la stratégie de reprise. L’indication et la technique sont définies individuellement.
Bénéfices, limites et risques
Les risques spécifiques — raideur, récidive, complication neurologique, défaut de consolidation ou évolution arthrosique — sont discutés individuellement en consultation.
Contenu médical relu le 12 août 2026.

